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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 16:33

Pourquoi Resident Evil est-il le meilleur jeu jamais développé sur console de salon ?

 

 

Revenons ensemble sur ma découverte de cette saga qui est devenu rapidement culte pour bon nombre de personnes à travers le monde, et qui dure maintenant depuis plus de 15 ans.

 

Déja à la tête de nombreuses licences particulièrement juteuses, CAPCOM a toujours fait la démarche de lancer de nouveaux projets, à cotés de leurs suites aux titres à rallonge et autres remix HD EX plus Alpha Blu-Ray Fanboy Edition.

En effet, en 1996, alors que X-Men VS Street Fighter pointait le bout de son nez en arcade, quelque chose rampait lentement mais sûrement vers nos consoles de salon : Resident Evil.

 

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C’est donc sur la PlayStation première du nom que Resident Evil vit le jour, pour être rapidement adapté sur Saturn. A cette époque, même si je possédais les deux machines, je faisais partie des pro-SEGA. Cependant, les capacités 3D de la Saturn laissant clairement à désirer, je m’étais tourné vers la version PlayStation, beaucoup plus réussie graphiquement.

 

Pourquoi Biohazard au Japon et Resident Evil ailleurs ? Tout simplement pour des raisons de droit, le nom de Biohazard étant déja déposé aux Etats-Unis pour un groupe de Punk Rock. Le jeu fut donc rebaptisé Resident Evil, mais la licence conservera son nom original au Japon jusqu’à aujourd’hui.

 

1281103456 biohazard- 1990 -biohazard                          resident evil bio hazard playstation gamerip 8562

 


Après plusieurs mois de teasing via la presse spécialisée, je pus enfin me procurer la galette tant convoitée. Une fois chez moi, je me fis ma petite bulle afin de savourer le soft dans les meilleures conditions. Volet fermé, son de la console relié à la chaîne hi-fi, téléphone décroché, bippeur éteint (les plus vieux comprendront), je prenais un malin plaisir a prolonger les préliminaires pour rendre le moment parfait.

Une fois la console allumée, le sourire benêt qu’arborait mon visage s'effaça brutalement dès les premières secondes de jeu. En effet, grande a été ma surprise en me retrouvant devant l’intro du jeu. Une splendide cinématique avec de vrais acteurs nous plongeait au coeur de l’ambiance avec des scènes toutes plus gores les unes que les autres... enfin, sur la version japonaise tout du moins.

Un article ayant été fait sur cette intro, je ne m’attarderai pas plus longtemps sur le sujet. 

 

Le coeur du jeu est similaire sur beaucoup de points à “Alone in the Dark”, édité par Infogrames et sorti deux ans plus tôt sur PC. Ainsi, vous faisiez évoluer un sprite en 3D dans des décors pré-calculés. Les angles de vue étaient quant à eux savamment réfléchis, de façon à accentuer le stress du joueur qui se retrouvait souvent nez à nez avec un zombie au détour d’un couloir.

 

alone-in-the-dark-pc           Resident-Evil-Screenshot 

  “Alone in the dark” PC (1994)                                   “Resident Evil” Playstation (1996)

 

Je dois avouer que, n'étant pas un joueur PC chevroné, j'étais passé à coté d'Alone in the dark et j'ai pensé de nombreuses années que CAPCOM était l'inventeur du genre survival horror. Honte à moi.  Ce genre de lacune peut paraitre invraissemblable aujourd'hui, mais en 1996, notre culture vidéoludique se développait principalement via le bouche à oreille, les revues spécialisées coutant quand même relativement chère.

 

 

Au niveau de la durée de vie (si je puis m'exprimer ainsi hohoho), Il fallait passer un certain nombre d'heure sur le soft pour en venir à bout. En effet, même en se remettant dans le contexte de l’époque, la difficulté du jeu était conséquente. La faute à un gameplay rigide et à des sauvegardes en nombre limité. En ce qui concerne ces dernières, le joueur était obligé de disposer dans son inventaire de rubans encreurs à usages uniques pour pouvoir utiliser des machines à écrire réparties dans le manoir. Les rubans étant rares et les machines à écrire se trouvant à des emplacements fixes, chaque sauvegarde devait être soigneusement réfléchie. De ce fait, reprendre une partie lorsque l’on ne disposait que de 15 à 30min de jeu représentait un véritable dilemme. Gaspiller une sauvegarde pour une progression minime ou bien attendre d’avoir un temps de jeu plus confortable pour pouvoir avancer de façon considérable ? Et surtout, à quel moment sauvegarder ?

Ainsi, il n’était pas rare de devoir refaire toute une partie du jeu après être mort si l’on avait pas pensé à sauvegarder sa progression. A ce titre, je pense me classer facilement dans le top 10 du classement mondial de lancer de manette, le jour où je suis mort tué par un coup de griffe de Hunter, après 1h30 de jeu sans avoir pensé à sauvegarder.

 

resident-evil-playstation-ps1-048     resident-evil-playstation-ps1-041

 

A coté de tous ces défauts qui sont en réalité des choix volontaires des développeurs pour accentuer le challenge, Resident Evil offrait une bonne replay value. En effet, en plus du fait de pouvoir refaire le scénario avec le deuxième personnage, ce qui modifiait peu de choses en soit, vous débloquiez des costumes alternatifs (l’opium du fanboy), ainsi que la possibilité d'acquérir un bazooka à munitions illimitées. Pour ce dernier, il vous fallait terminer le jeu en moins de 4 heures, ce qui n’était pas à la portée de tout le monde.

J’entends d’ici les puristes pinailler en me disant que le bazooka était déblocable dès la première partie. Je leur répondrai que oui. Mais à ce jour, les seules personnes qui, à ma connaissance, ont terminé Resident Evil en moins de 3 heures à leur première partie, l’ont fait avec une soluce sur les genoux. Pas très sport, vous en conviendrez.

En effet, pour accomplir cet exploit, une parfaite connaissance des lieux et de l’emplacement de chaque clef et objet vous était nécessaire.

Mais il est tellement jouissif d’en découdre avec un boss d’une simple pression sur un bouton, que je vous encourage à tenter le challenge.Copie de blupandaHD - avatare

Resident Evil devint culte très rapidement, ce qui encouragera CAPCOM à faire de ce jeu le premier épisode d’une licence qui fera couler autant d’encre que d'hémoglobine.

 

La suite de la saga arrivera deux ans plus tard et beaucoup d’épisodes suivront, chacun apportant une petite touche qui fera évoluer le gameplay au fil des années.

 

J’invite tous les fans de cette saga à suivre la rétrospective qui paraîtra progressivement sur Fanboy Area et qui disséquera pour vous chacun des épisodes (petits veinards).

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commentaires

JC 21/02/2013 16:28

Pour avoir le lance roquette il faut finir le jeu en moins de 3h et non pas 4 !

Blackphoenix 21/02/2013 16:32



Merci pour la correction ;)



Loki 30/08/2011 17:37


Veinards, veinards...


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